Kabengo! Games : l’histoire d’un nom, d’un lieu, et d’une conviction

Bienvenue sur le tout premier article de notre Devlog. On pourrait commencer par vous parler de contraintes d’optimisation, de tranche verticale ou de doublage en euskera — on y viendra, promis. Mais avant tout ça, il nous a semblé plus juste de commencer par le début : qui est Kabengo! Games, et pourquoi ce nom-là ?

D’où vient le nom « Kabengo! » ?

Le nom vient d’un documentaire américain de 1980, Poto and Cabengo, signé Jean-Pierre Gorin. Il y raconte l’histoire vraie de deux sœurs jumelles qui avaient développé, enfants, un langage secret que seules elles comprenaient — elles s’appelaient elles-mêmes Poto et Cabengo. Un langage à deux, intime, transmis sans qu’on sache vraiment comment, et incompréhensible pour qui reste en dehors.

Cette image nous parle directement. Elle résume, avant même la première ligne de scénario, ce que raconte Adur : La Disparition — un lien entre un enfant et son grand-père qui se comprennent sans jamais se croiser à l’écran, porté par une langue elle aussi précieuse et minoritaire, l’euskera. C’est cette idée-là que le nom du studio porte avec lui.

Ce qui compte aussi, c’est que ce nom garde son point d’exclamation — pas par hasard. Il y a de l’énergie et de l’envie derrière ce studio, et on a voulu que ça s’entende dès la première lettre.

Un studio ancré en Gironde

Kabengo! Games est basé à Saint-Médard-en-Jalles, aux portes de Bordeaux. Le Sud-Ouest et le Pays basque tout proche irriguent directement notre premier jeu, Adur : La Disparition, dans ses paysages, ses légendes et jusque dans sa langue. Travailler depuis ce territoire, plutôt que de le raconter de loin, change la façon dont on écrit une histoire.

Une conviction : le jeu vidéo comme mémoire vivante

Notre studio est né en 2026 de la rencontre de parcours très différents — arts visuels, spectacle immersif, serious gaming, narration, jeu vidéo — réunis autour d’une même idée : le jeu vidéo est aujourd’hui l’un des médiums les plus puissants pour faire vivre une mémoire collective auprès du plus grand nombre. Pas comme un musée qu’on visite, mais comme une histoire qu’on traverse, qu’on ressent, dans laquelle on prend des décisions.

C’est cette conviction qui guide chaque choix, de l’écriture à la direction artistique : nos jeux puisent dans des récits, des paysages et des langues bien réels pour construire des fictions qui sonnent juste.

Une équipe resserrée, des convictions partagées

Autour du projet : Myriam Gallo, romancière et Narrative Lead, qui donne aux histoires du studio leur épaisseur littéraire ; Rémi Lonca, musicien basco-landais, qui pense la musique de nos jeux comme un territoire à part entière ; et une équipe technique passée par de grandes productions internationales, garante de la robustesse de notre pipeline. Nous vous les présenterons un par un dans de prochains articles.

Deux histoires à raconter

Notre premier titre, Adur : La Disparition, est actuellement en pré-production : un jeu d’aventure narratif qui suit, en parallèle, la fuite nocturne d’un enfant de six ans et la quête de son grand-père parti à sa recherche, dans les paysages et les légendes du Pays basque.

Notre second univers, Channig, est encore en écriture : 1918, une côte bretonne, une fillette amnésique échouée avec la marée. On vous en dira beaucoup plus très vite.

Pourquoi ce Devlog

On a choisi d’ouvrir les portes de la fabrication plutôt que de garder tout ça pour le jour de la sortie. Ici, vous trouverez nos recherches, nos choix, nos doutes, nos petites victoires — le tout sans jargon incompréhensible, parce qu’on écrit ce Devlog pour toute personne curieuse d’une belle histoire, pas seulement pour les développeurs.

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